jeudi 6 mars 2008

Fumer tue. Ou pire...




Que d'humour! Y a-t-il vraiment besoin de mots pour faire passer un message? Cette publicité hollandaise nous prouve que non.

Tout d'abord s'instaurent une ambiance quelconque ainsi qu'une musique toute aussi quelconque, du moins au début. La jeune femme ne porte aucune attention particulière à la personne assise en face d'elle jusqu'au moment où l'homme allume sa cigarette. A cet instant précis, la jeune femme prend un air étonné, et on sent à son regard bref mais soutenu qu'elle n'a été attirée, ou offensée, que pas la cigarette et non par l'homme.

Commence alors un jeu de regards séducteurs, autant du côté de la femme que de celui de l'homme. La musique change tout à coup d'intensité comme pour entrainer la cible dans un tout nouvel univers, et vient ainsi accentuer l'atmosphère de drague qui s'est mise en place.

Qui aurait pu, sans mentir, imaginer la suite? La jeune femme pousse un cri, presque de rage, juste lorsque l'homme remet sa cigarette à la bouche. L'effet est immédiat et l'homme aspire littéralement la cigarette. On imagine alors difficilement la douleur. Le volume sonore est bien retranscrit également par le fait que l'image bouge lorsque la femme hurle. Cependant on ne le remarque peut être pas du premier coup étant donné que l'on est mort de rire.

La petite phrase qui vient se poser en bas de l'écran signifie "Keep it fun. Keep it non-smoking.". J'apprécie particulièrement le fait qu'une voix off ne vienne pas gâcher ce moment de plaisir en lisant ces quelques mots et que ce soit simplement le site web de l'annonceur qui clôture la scène.

La séduction est tellement plus subtile quand l'air est pur.

samedi 1 mars 2008

Franchement, renseignes-toi avant...



L'humour pour aborder les sujets sensibles de société n'a jamais fait de mal... Au contraire.

On peut voir ici que Sida Info Service, une association française de lutte contre le sida et un service national d'écoute téléphonique, utilise volontiers la dérision afin de parler du VIH, surtout lorsqu'il s'agit de s'adresser adolescents.

Dans cette publicité, les premières expressions faciales du jeune homme nous font ressentir un stress et une anxiété qui sont appuyés par une respiration très prononcée. Ce n'est qu'après un "J'attends...", très féminin dans son impatience, que tout le contexte vient directement se poser dans l'esprit de la cible. A ce moment là, les plus expérimentés envisagent déjà la suite logique de ce trente secondes, tout comme ceux qui le sont moins.

Avant la chute, on remarque un placement de produit furtif mais finalement essentiel à toute la manœuvre de la communication. En effet, l'apparition d'un préservatif Durex vient soutenir l'utilisation d'une protection de qualité et donc de marque connue, afin de se préserver d'une (première) mauvaise expérience.

Ensuite, le fait de poser le préservatif sur la paume de la main ne dérange pas... Cependant, le mettre dans la bouche pour l'avaler peut certainement troubler un peu plus la cible, ou carrément la dégouter. La scène étant excellemment jouée, le téléspectateur se rend vite compte que la situation est toute nouvelle pour le jeune homme du fait qu'il parait certain de s'être protégé comme il faut.

La sublimation, tout comme le rire, vient des deux phrases, écrites et prononcées, qui suivent l'action et qui accentuent l'idée de "première fois" dans l'esprit de la cible. De plus, elles viennent définir l'une des fonctions de l'association : l'information.
Enfin, le nom de l'association ainsi que le numéro de téléphone clôturent la publicité afin que la cible sache où se renseigner.

Le rire soigne les maux, quels qu'ils soient.